La violence scolaire

        Au titre de notre cours de Pratiques éducatives de L2, Anaïs Portailler et moi-même, avons présenté à l'oral un travail de recherche sur la violence scolaire. Vous trouverez ci-dessous, la trace écrite de notre exposé. Celui-ci s'inscrivait dans un ensemble : plusieurs thématiques de l'école étaient abordées.

 

 

Dossier : La violence scolaire
violence_scolaire_PORTAILLER_MOROT-1.pdf
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Repères théoriques : "agir en fonctionnaire de l'État" (CRPE)

    Synthèse de "Le problème de la violence à l'école" du livre de Jean-Pierre Carrier, Agir en fonctionnaire de l'État et de façon éthique et responsable , Hatier, Hatier concours, ISBN 978-2-218-95273-9   

 

        La violence scolaire est aujourd'hui fortement médiatisée, à tel point que ce "phénomène de société" est au centre des préoccupations actuelles de tout enseignant. Le futur professeur des écoles ne peut passer outre ce problème car, même si les actes de violence se situent principalement au collège, les écoles en connaissent des manifestations évidentes.

 

        1 - De quelle violence scolaire s'agit-il ?

 

        Dans le contexte de l'école, le terme de violence désigne un ensemble de phénomènes qui ne sont pas pris en compte au niveau juridique mais que l'on ne peut écarter. Les impolitesses et autres incivilités se révèlent être les principales préoccupations des acteurs du domaine de l'éducation, d'autant plus que ces dernières tendant à se banaliser. 

 

        On note qu'il est de plus en plus difficile de "vivre ensemble" dans le cadre scolaire. Ce que l'on nomme "micro-violence" (racket, bagarres, propos agressifs, harcèlement entre élèves) peut rapidement prendre des proportions ingérables en se répétant et en s'accumulant. Le climat de la l'école peut être le révélateur de cette violence. On parle de sentiment d'insécurité.

 

        2 - Comment expliquer l'apparition et le développement de                la violence à l'école?

 

        Aujourd'hui, on avance un peu facilement que la violence scolaire serait la conséquence des violences urbaines issues des quartiers dits "défavorisés". Ces propos sont à nuancer.  En effet, on observe que les violences peuvent apparaître dans des écoles de quartiers dits "favorisés", alors que des écoles se situant dans ces quartiers dits "défavorisés" peuvent être protégées de tels phénomènes. Par ailleurs, des travaux de sociologues ont montré que la violence scolaire diminue lorsque l'équipe pédagogique de l'établissement est soudée et mobilisée dans un projet commun.

 

        D'autres facteurs peuvent être mis en cause dans l'apparition de violence : l'isolement de l'établissement, les perspectives réduites de réussites scolaires, la mise en place d'une politique uniquement répressive dans l'établissement, etc.

 

        3 - Comment lutter contre la violence scolaire et essayer de                la prévenir?

 

        Dans l'établissement :

 

- une équipe stable et soudée ;

- un climat de confiance entre adultes et élèves basé sur le dialogue et l'écoute ;

- des règles de disciplines et des sanctions claires, connues de tous et appliquées par tous de la même façon ;

-  des relations suivies avec les parents. 

 

        Au niveau national :

 

        Notons les orientations prises par l'institution scolaire et les pouvoirs politiques.

 

- partenariat entre l'Éducation nationale, la justice et la police (par exemple : dépôt de plaintes s'il y a des blessés) ;

- un travail collectif et volontariste de ré-affirmation des règles (lois de la République) ;

- des "commissions de médiation" (solutions par la parole)

- redonner du sens aux apprentissages scolaires et revaloriser des élèves en situation de rupture scolaire.

 

        4 - Violence à l'école ou violence de l'école ?


        L'institution scolaire n'exerce t-elle plus aucune violence sur les élèves ?

 

        Les abus d'autorité n'ont pas complètement disparu. Nous pouvons dire que la violence des enseignants sur les élèves est implicite et bien souvent inconsciente de la part de ses acteurs. En effet, les enseignants peuvent tenir des propos blessants et humiliants. Les "mauvais élèves" peuvent se sentir dévalorisés. Ils peuvent alors avoir le sentiment d'être victimes d'injustice. Ces enfants peuvent parfois se révolter, la violence est alors souvent le seul moyen à leur disposition... Le dialogue est encore une fois indispensable.

 

 

 

 

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